Pas à pas
Une danse présente dans les familles, les veillées, les festivals et sur scène — à la fois forme d'expression, lien social et manière de faire vivre la musique.
La gigue acadienne fait partie intégrante de la culture de plusieurs communautés de l'Île-du-Prince-Édouard depuis des générations. Présente dans les familles, les veillées, les festivals et sur scène, elle est à la fois une forme d'expression artistique, un lien social et une manière de faire vivre la musique.
Transmise d'abord de façon organique, par l'observation et la participation, elle s'est aussi développée à travers des cours et des troupes, particulièrement à partir des années 1970. Pour plusieurs, la gigue a été apprise autant dans les cuisines que dans les salles de pratique.
Aujourd'hui, cette tradition est toujours bien vivante, mais elle évolue.
Le projet Pas à pas s'inscrit dans cette continuité.
Documenter, structurer et rendre accessible.
Pas à pas est une initiative qui vise à documenter et valoriser la gigue acadienne de l'Île-du-Prince-Édouard en rassemblant à la fois :
- Des témoignages de danseurs, musiciens et porteurs de tradition.
- Une biblioquèque de pas de gigue.
- Des ressources pour mieux comprendre et transmettre cette pratique.
Une partie importante du projet consiste à documenter des pas de gigue, souvent transmis oralement ou appris en contexte, et rarement structurés ou archivés de façon accessible.
L'objectif est de créer une ressource claire, utile et vivante, qui soutient autant la découverte que la transmission.
Entre spontanéité et apprentissage structuré.
La gigue acadienne est une danse percussive étroitement liée à la musique traditionnelle, en particulier au violon. Elle repose sur le rythme, l'écoute et une relation directe entre le musicien et le danseur.
Historiquement, elle s'est transmise de manière naturelle dans des contextes informels comme les parties de cuisine et les rassemblements communautaires.
Avec le temps, des cours, des troupes et des initiatives d'enseignement ont aussi contribué à structurer cet apprentissage, permettant à plusieurs générations de développer leur pratique.
Aujourd'hui, ces deux réalités coexistent :
- Une approche instinctive et sociale.
- Une approche plus structurée et pédagogique.
C'est cette combinaison qui donne à la gigue acadienne de l'île son caractère unique.
Une tradition forte, mais en transition.
La gigue acadienne a occupé une place importante dans la culture de l'Île-du-Prince-Édouard pendant des générations. Elle s'est transmise à la fois de manière organique — par l'observation et la participation — et de façon structurée, notamment à travers des cours et des troupes depuis les années 1970.
Cette double réalité a permis à la tradition de se maintenir et de se développer au fil du temps.
Cependant, une grande partie de la gigue demeure encore transmise de manière orale et sociale, ce qui lui donne son caractère vivant et évolutif. Cette forme de transmission, bien qu'essentielle, est aujourd'hui plus fragile.
Les changements dans les modes de vie, la diminution de certaines occasions de rassemblement, ainsi que l'accès inégal à des ressources pédagogiques et à des ateliers sur l'ensemble du territoire rendent cette transmission plus difficile.
Le projet Pas à pas vise à répondre à cette réalité en rendant ces savoirs plus accessibles, tout en respectant leur nature vivante.
Une plateforme pour explorer la gigue.
Pas à pas propose une approche structurée pour découvrir la gigue acadienne :
- Des entrevues qui donnent la parole aux personnes qui font vivre la tradition.
- Des extraits vidéo organisés par thématiques.
- Une bibliothèque de pas de gigue, documentés et accessibles.
- Des contenus historiques et culturels pour mieux comprendre le contexte.
Le contenu est organisé pour permettre d'explorer la gigue sous différents angles:
Des parcours variés, une culture commune.
Le projet met de l'avant une diversité de parcours :
- Des personnes qui ont grandi dans la tradition.
- D'autres qui l'ont découverte plus tard.
- Des enseignants et des artistes.
- Des musiciens et des porteurs de tradition.
- Des chercheurs et des observateurs.
Cette diversité reflète la réalité de la gigue aujourd'hui : une pratique qui continue d'évoluer, portée par des expériences différentes mais reliées par une même culture.
Transmettre sans figer.
Pas à pas ne cherche pas à définir une seule façon de danser. Le projet vise plutôt à :
- Documenter ce qui existe.
- Rendre les savoirs plus accessibles.
- Soutenir la transmission.
- Encourager la participation.
L'objectif n'est pas de figer la tradition, mais de lui donner les moyens de continuer à évoluer, tout en restant ancrée dans ce qui la rend vivante : le lien entre les personnes, la musique et le mouvement.
Découvrir, comprendre et participer.
La gigue acadienne est plus qu'une danse. C'est une pratique qui se partage, se vit et se transforme avec le temps.
Avec Pas à pas, l'objectif est simple : rendre cette richesse accessible, mieux la comprendre, et donner envie d'y prendre part.


